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Archive de mai, 2011

 

Ne vous êtes-vous jamais senti désespéré de répéter inlassablement les mêmes erreurs ? Les chercheurs de l’institut de Picower  du MIT  auraient une explication à cela :  il vaut mieux réussir pour continuer à réussir !  C’est ce qui ressort des dernières études réalisées par l’équipe du neuro-scientifique Earl Miller.

 

Ce que dit la Science :

L’étude  consistait à observer le fonctionnement du cerveau de singes en train d’apprendre de nouvelles activités et ceci par essais successifs.   Les scientifiques  ont particulièrement observé  le  cortex  pré-frontal et les ganglions de base  qui sont particulièrement impliqués dans les activités d’apprentissage.

Les chercheurs ont été particulièrement surpris par le fait que les succès généraient d’autres succès. En effet la performance à l’essai suivant était bien plus grand quand celui-ci suivait  un essai réussi.  Il semblerait que cela libère une dose de dopamine, l’hormone de la récompense qui renforce la réactivité des neurones situés dans les zones du cerveau impliqué dans l’apprentissage.   L’intensité électrique entre deux neurones était effectivement beaucoup plus forte lors d’un test réussi que lors d’un test échoué.

Voilà une étude qui remet en cause l’adage populaire « on peut toujours apprendre de ses erreurs ».  Je dirai plutôt : nous pouvons toujours apprendre de nos expérimentations qu’elles fussent couronnées de succès ou au contraire ont conduit à un échec. Les dernières études nous montrent par contre qu’il nous serait plus profitable de passer  beaucoup plus de temps sur nos succès.  Ceux-ci sont en effet très porteurs d’informations  quant à nos motivations, énergies, compétences, talents.

Les résultats ont été publiés dans l’édition du 30 juillet 2009 de la revue américaine Neuron.

Why We Learn More From Our Successes Than Our Failures (ScienceDaily, August 3, 2009) Brain cells may only learn from experience when we do thinks right & not when we fail.

http://web.mit.edu/picower/news/archive/2009.html

Quel enseignement pour nous dans le monde de nos organisations ?

Plus qu’un enseignement, c’est plutôt une question qui me vient à l’esprit lorsque j’ai lu cette étude scientifique :  quelle est la proportion de temps que nous réservons dans le monde de nos entreprises à étudier nos succès et nos échecs ?  Quel est le temps que nous – en tant que managers -  passons à analyser les échecs et les succès de nos collaborateurs ?  Quel est le premier réflexe ?  Pour ceux qui d’entre nous sont parents, quand nos enfants nous ramènent un bulletin scolaire sur lequel vous avez une majorité de notes très positives et une note extrêmement mauvaise :  quel est le temps que nous allons passer pour féliciter et comprendre avec lui pourquoi il a réussi sur certaines matières, et combien de temps allons nous passer au contraire à tenter d’analyser le pourquoi il a échoué sur cette matière  ?

Ce qui me frappe le plus aujourd’hui est de voir ce qui est fait des enquêtes sur la motivation du personnel dans les entreprises.  En général sur une liste de 50 à 80 questions, les Directions des Ressources Humaines ressortent les dix  meilleurs critères (le Top 10) et les 10 critères les plus mauvais (le Bottom 10).  Les 10  critères les meilleurs sont listés  et vite oubliés. Les dix critères les plus mauvais font l’objet  d’une attention toute particulière de la Direction et font l’objet d’une analyse approfondie des causes.  Je le sais, car il y a bien des années en tant que DRH c’était aussi la  façon  que l’organisation dans laquelle je travaillais avait l’habitude de traiter ce genre d’études. Si cette attitude est naturellement louable, elle n’en est pas moins inefficace voire  même  va à l’encontre de l’effet recherché.  Aller rechercher la cause de ces dysfonctionnements va naturellement aller pointer du doigt les personnes à l’origine de ceux-ci -  car qui d’autre que les personnes faisant partie du système sont à l’origine de son dysfonctionnement ?

Nous partons de l’approche opposée : aller  observer les succès et les réussites dans les organisations, les équipes et chez les individus et aller avec eux comprendre et rechercher les sources, les ingrédients, les raisons de ce succès afin de continuer à bâtir sur ceux-ci.  Se focaliser sur le succès, la réussite c’est aussi regarder et reconnaître les talents, les motivations, les énergies – tout ce sur quoi ces changements et transformations se matérialiseront.  Au lieu de faire une « root cause analysis »,  nous faisons une « root success analysis » !

C’est en utilisant l’approche Appreciative Inquiry,  que ceci est rendu possible  grâce à une approche collaborative, structurée et rapide dans sa mise en oeuvre et dans l’obtention des premiers résultats.

Car après tout comme dirait le Massachusetts Institute of  Technology, ce sont les succès qui construisent les autres succès…


 





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Alors que le gouvernement français recherche la façon de faire respecter le code de la route notamment le respect des limites de vitesse, voici une idée créative et originale  qui nous vient des pays scandinaves.

Lorsque nous sommes confrontés à un non-respect d’une règle, aurions-nous tendance à utiliser le mode coercitif ?  Voici un exemple amusant qui nous montre qu’avec un peu de créativité, le résultat peut être atteint voire même dépassé !

En effet, un ingénieux système de surveillance de la vitesse a été mis en place, avec une limite de vitesse maximum de 25 miles per hour ( soit environ 40 km/h).  Un gagnant est tiré au sort parmi ceux qui ont roulé en dessous de cette limitation.

Quitte a jouer avec la vitesse,  que tout le monde soit enfin gagnant  ! ! !


 




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